« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68














 
                    

Vendredi 23 juin 2017

Bse Maria Raffaella Cimatti, sœur hospitalière (1861-1945)

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Bse Maria Raffaella Cimatti
Sœur Hospitalière de la Miséricorde
« Ange des malades »

M

 aria Raffaella (dans le siècle Santina Cimatti) naît le 6 juin 1861 à Celle di Faenza dans la province de Ravenne en Italie au sein d'une humble famille. Elle assiste sa mère dans ses vieux jours après l’avoir aidée dans son veuvage pour l’éducation de ses petits frères. C’est alors seulement qu’elle peut entrer chez les Sœurs Hospitalières de la Miséricorde, à Rome ; elle a 28 ans.

En 1890, elle reçoit le nom de Maria Raffaella et prononce ses vœux de religion auxquels elle ajoute le vœu « d’hospitalité » propre à sa Congrégation. Elle se dévoue au service des pauvres et des malades. Dans l'esprit des temps modernes, cette sœur a effectué avec intelligence et sérénité un service héroïque en faveur des affligés et des malades.
« Quand elle n'était pas affectée au service des malades, elle allait s’agenouiller devant le Saint-Sacrement, et elle priait. Quand ses mains n’étaient pas occupées au service du prochain, elles égrainaient les grains du Rosaire. »

En 1921, elle est supérieure à Frosinone et en 1928 à Alatri (située dans la province de Frosinone dans la région Latium). Partout elle fait de l’hôpital un lieu où peuvent s’exercer les vertus naturelles et surnaturelles les plus élevées.
En 1940 elle renonce à sa charge de supérieure tout en restant à Alatri. Elle consacre une grande partie de son temps à la prière et à l’adoration du Saint-Sacrement; mais quoique octogénaire, elle continue à se dévouer au service des autres avec une telle sollicitude qu’on l’appelle l’ « Ange des malades ».

Sœur Raffaella vit chaque jour la présence de Dieu dans ceux qui souffrent: elle n’oublie jamais qu'un homme n’a besoin que d'amour, même dans les petits événements quotidiens. L’une de ses patientes raconte : « J'étais encore bien jeune, mais je souffrais déjà de divers troubles. Un peu plus tard, j'ai dû être hospitalisée pour être opérée de l'appendicite. J'étais inquiète et je ressentais l'absence de ma mère qui était loin… Je pleurais beaucoup, comme jamais auparavant, à cause de cette situation. Sœur Raffaella a vu ma profonde prostration morale et m'a demandé : “Pourquoi pleurez-vous ?”. Et j'ai dit : « Je me sens mal et je n’ai pas ma mère...”. D’un ton qui exprimait toute sa compréhension, elle m’a dit : “Ne suis-je pas votre mère ? Pourquoi suis-je ici ? Chaque sœur hospitalière doit être la mère de ceux qui souffrent”. »

Elle meurt le 23 juin 1945, jour où elle est commémorée au Martyrologe.
Lors de la béatification, qui a eu lieu le 12 mai 1996 à Rome, Saint Jean Paul II relevait que pour notre époque individualiste et trop souvent égoïste, “cette humble religieuse constitue un lumineux exemple de féminité pleinement réalisée dans le don de soi”.



Sources principales : alexandrina.balasar.free.fr; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).




 
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