« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68














 
                    

Mardi 01 janvier 2013

St Vincent-Marie Strambi, évêque c.p. (1745-1824)

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Saint Vincent-Marie Strambi
Religieux passioniste et évêque

 

V

incent-Marie (Vincenzo Maria) Strambi naît à Civitavecchia, où son père exerçait la profession de pharmacien, le 1er janvier 1745. Ses vertueux parents veillèrent avec la plus grande sollicitude sur l'éducation de ce fils unique, et l'enfant répondit à leurs soins attentifs. Ses humanités terminées, Vincent-Marie se rendit à Rome pour suivre des cours de théologie en vue du sacerdoce. Son père lui exprima son désir de le voir marié plutôt que prêtre ; pour toute réponse, son fils lui remit une statue de la Très Ste Vierge sur laquelle il écrivit qu'elle était son élue.

 

Vincent-Marie reçut le diaconat à Bagnorea (aujourd’hui Bagnoregio) dans le Latium. Avant son ordination, le jeune clerc suivit une retraite sous la direction du fondateur des Passionistes, saint Paul de la Croix. Très édifié du zèle et de la prodigieuse austérité de ce saint, il décida d'entrer dans cette nouvelle congrégation après avoir reçu, en 1767, l'onction sacerdotale à l'âge de vingt-deux ans. Il devait devenir une des plus fermes colonnes de cette société naissante qui accomplit tant de bien dans l'Église. L'évêque de Montefiascone le nomma recteur du séminaire de Bagnorea, et après un an de prêtrise seulement, il fut nommé pour prêcher le carême dans l'une des paroisses de la ville.

 

Vincent-Marie Strambi donna un grand nombre de missions très suivies par les fidèles. En 1801, alors qu'il remplissait à Rome la charge de recteur du couvent des Saints-Jean-et-Paul, sa haute réputation de science et de vertu détermina le pape Pie VII (Barbara Chiaramonti, 1800-1823) à le choisir comme évêque des églises de Macerata et de Tolentino (dans les Marches).

 

À côté de ces lourdes tâches, le saint prédicateur déployait un apostolat très étendu comme orateur sacré. Durant cette période critique de l'histoire pendant laquelle les apostasies foisonnèrent, par la puissance de sa parole et le rayonnement de sa sainteté, Vincent-Marie arracha une multitude d'âmes à la funeste influence de l'esprit révolutionnaire et antireligieux qui régnait au sein de la société. Avant chaque sermon, il priait le Christ en croix « car, disait-il, un prédicateur qui est pénétré de la science de la croix est en mesure de faire frémir l'enfer tout entier. »

 

L'administration de ses deux diocèses et les missions qu'il y présida ne le distrayaient pas de son union avec Dieu. Il ne consentit jamais, sous aucun prétexte, à tempérer l'austérité de la règle des Passionistes qu'il observa avec une rigoureuse exactitude jusqu'à sa mort.

En 1808, Napoléon envahit les États romains et imposa au clergé un serment de fidélité que le Pie VII réprouva. Vincent-Marie Strambi resta inviolablement attaché au vicaire de Jésus-Christ et refusa de prêter serment. Déporté à Novare et ensuite à Milan, son exil se prolongea durant cinq ans et prit fin en 1814, après le retour du souverain pontife, auparavant captif à Fontainebleau.

En 1823, âgé de près de quatre-vingts ans, le saint évêque de Macerata et de Tolentino, obtint d'être déchargé de ses fonctions épiscopales. Sur la demande de Léon XII (Annibale Sermattei Della Genga, 1823-1829) qui désirait l'avoir auprès de lui, Vincent-Marie vint habiter un appartement au palais du Quirinal, qui était encore la résidence des papes à cette époque. Cet ordre effraya extrêmement l'humble Vincent-Marie, mais la nouvelle rassurante lui parvint bientôt que son séjour au Quirinal ne durerait que quarante jours. Il devait être affecté ensuite à la basilique des Saints-Jean-et-Paul (Giovanni e Paolo).

 

Le souverain pontife, qui lui demandait conseil tous les jours, tomba gravement malade durant la Noël 1823. Léon XII fit aussitôt appeler « son Père Vincent » afin de recevoir de ses mains les derniers sacrements. Vincent-Marie Strambi offrit sa vie à Dieu en échange de celle du Père de la chrétienté et lui révéla en secret qu'il ne mourrait pas de cette maladie, mais qu'il vivrait encore cinq ans et quatre mois, prédiction qui s'avéra parfaitement juste. Quoiqu'étant sur le point d'entrer en agonie, le Saint-Père recouvra subitement la santé. Quelques jours plus tard, le 1er janvier 1824, Vincent-Marie Strambi expire frappé d'apoplexie. On l'enterra dans l'église des Passionistes, à Rome.

 

Le bienheureux Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le béatifia le 26 avril 1925.

Sa canonisation eut lieu le 11 juin 1950 par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).



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