« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68














 
                    

Mardi 19 juin 2012

St Romuald, fondateur des Camaldules (v. 952-1027)

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Saint Romuald
Anachorète et « père des moines camaldules »
(v. 952-1027)

R

omualdo naît à Ravenne, vers 952, d'une des plus illustres familles d'Italie. Sa jeunesse fut orageuse, mais bientôt la grâce, qui le poursuivait, triompha de ses résistances, et il racheta son passé par les plus effrayantes austérités.

Après avoir vécu sept ans dans un monastère de Saint-Benoît, il se sentit inspiré de mener la vie solitaire, et alla habiter avec un saint homme qui lui faisait réciter chaque jour de mémoire tout le psautier. Quand il faisait quelque faute, l'ermite, toujours armé d'une baguette, lui donnait un rude coup sur l'oreille gauche. Romuald souffrait patiemment ; cependant un jour, s'apercevant qu'il perdait l'ouïe du côté gauche, il pria le rude vieillard de le frapper sur l'oreille droite. Ce fait suppose un grand progrès dans la vertu.

Bientôt Romualdo devint le chef d'une foule de solitaires ; il réforma et fonda un grand nombre de monastères, et établit enfin l'Ordre des Camaldules.

Dieu éprouva sa vertu par les terribles assauts du démon, qui lui demandait à quoi servaient tant de prières et de pénitences. Les victoires du Saint rendaient son ennemi plus furieux, et plus d'une fois il fut battu et foulé aux pieds par des esprits malins revêtus des formes les plus fantastiques : « Quoi ! disait Romuald au démon, en se moquant de lui, tu as été chassé du Ciel et tu viens au désert montrer ta honte ! Va-t-en, bête immonde, vilain serpent ! »

Romualdo jouissait à un haut degré du don des larmes ; il ne pouvait célébrer la Messe sans pleurer, et, pendant son oraison, vaincu par l'émotion et ravi en extase, il s'écriait : « Jésus, mon cher Jésus ! Ô doux miel, ineffable désir, délices des Saints, suavité des Anges ! »

Arrivé à une extrême vieillesse, il se nourrissait chaque jour avec une grande sobriété, et, pendant le carême, se contentait d'une écuelle de légumes à son unique repas. Quelquefois il demandait certains mets afin de les voir, mais sans y toucher afin de se garder de tout excès de gourmandise : « Voilà un bon morceau bien apprêté, Romuald, disait-il ; tu le trouverais bien de ton goût, n'est-ce pas ? Eh bien ! Tu n'y toucheras pas. »

Ce grand ascète, malgré ses austérités étonnantes, mourut à un âge avancé.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.




 
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