« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68














 
                    

Vendredi 25 mai 2012

St Grégoire VII, pape  (155e) de 1073 à 1085

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Saint Grégoire VII
Pape (155e) de 1073 à 1085

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régoire VII (au siècle,Ildebrando Aldodrandeschi, 1021-1085) l'un des plus grands papes que Jésus-Christ ait donnés à son Église, fut au XIe siècle, l'homme providentiel destiné à combattre tous les grands abus de cette époque si troublée : les empiètements des empereurs d'Allemagne, la vente des dignités ecclésiastiques, la contagion des mauvaises mœurs du clergé et dans le peuple.

Il fut un homme fort instruit, très vertueux, surtout un grand caractère. Ildebrando (tel était le nom de famille de Grégoire VII) eut pour père un charpentier de Toscane. Il était encore enfant, sans aucune connaissance des lettres, lorsque, jouant dans l'atelier de son père, il forma avec des débris de bois ces mots du Psalmiste, présage de l'autorité que plus tard il devait exercer dans le monde : Dominabitur a mare usque ad mare : « Sa domination s'étendra d'un océan à l'autre. »

Après une première éducation chrétienne, le jeune Hildebrand acheva de se former et de se préparer à la mission que Dieu lui réservait, dans le célèbre monastère de Cluny, foyer de sainteté et de science qui fournit alors tant de grands hommes. Le courage avec lequel, simple moine, il osa dire à saint Léon IX (Hildebrand d'Eguisheim, 1049-1054) que son élection n'était pas canonique fut l'occasion de son élévation aux plus hautes dignités de l'Église. Ce saint pape, en effet, avait été élu par l'empereur d'Allemagne ; mais son élection fut ratifiée ensuite par le clergé et le peuple de Rome. Charmé de la franchise d'Ildebrando, saint Léon IX le fit venir près de lui et le regarda comme son meilleur conseiller.

Après la mort de saint Léon IX, quatre papes successifs lui conservèrent une pleine confiance. Lui-même, enfin, malgré ses angoisses, dut plier devant la volonté de Dieu et accepter le souverain pontificat. C'est alors que brillèrent plus que jamais en lui les vertus qui font les saints et le zèle qui fait tout céder devant les intérêts de Dieu et de l'Église. Malgré d'innombrables occupations, il était toujours l'homme de la prière, et ses larmes manifestaient les attendrissements de son cœur.

Grégoire VII fut atteint d'une maladie qui le réduisit à la dernière extrémité. La Sainte Vierge lui apparut et lui demanda s'il avait assez souffert : « Glorieuse Dame, répondit-il, c'est à vous d'en juger. » La Vierge le toucha de la main et disparut. Le Pontife était guéri et put célébrer la Sainte Messe le lendemain en présence de tout le peuple consolé.

Grégoire, un an avant sa mort, dut fuir en exil à Salerne ; il prédit le triomphe de son Église et rendit son âme à Dieu, le 25 mai 1085, en prononçant ces mots : « J'ai aimé la justice et j'ai haï l'iniquité ; c'est pour cela que je meurs en exil. »



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.




 
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