« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68














 
                    

Mercredi 16 mai 2012

St André Bobola, prêtre s.j. et martyr († 1657)

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Saint André Bobola

Prêtre s.j. et martyr

A

ndré naît en Pologne, à Sandomir, le 30 novembre 1591. La famille Bobola, une des plus illustres de la Pologne, protégeait les pères jésuites de tout son pouvoir. Afin de récompenser leur zèle pour la foi, Dieu permit qu'un de ses membres devînt un glorieux martyr de la Compagnie de Jésus.

 

André fit ses études chez les Jésuites de Vilnius. Il entra au noviciat en 1609, et en 1613, il se consacrait à Dieu par les vœux perpétuels. Plusieurs villes de Pologne seront tour à tour témoins de son zèle infatigable. Il possédait le talent spécial de ramener à Dieu les pécheurs publics les plus endurcis. Il manifestait aussi un goût particulier pour l'enseignement du catéchisme aux enfants.

 

C'est dans la ville de Pinsk que le Père Bobola exerça le plus d'influence. L'essor donné au collège de cette ville, les conversions opérées parmi les orthodoxes, la fondation d'une congrégation de la Sainte Vierge pour les paysans, comptent au nombre des plus belles initiatives de l'apôtre durant ses trois années de ministère dans cette cité.

 

Après six ans d'absence, soit en 1652, André Bobola est de retour. Il eut à endurer maintes persécutions, insultes et mauvais traitements de la part des autorités schismatiques.

Le 16 mai 1657, des Cosaques sanguinaires arrêtèrent André Bobola au hameau de Mohilno et lui firent subir de tels supplices, qu'au témoignage de la Congrégation des Rites « jamais un si cruel martyre ne fut proposé aux discussions de cette assemblée. » Leur impuissance à faire abjurer Bobola irrita les Cosaques.

 

Ils le flagellèrent jusqu'au sang, après quoi ils enserrèrent sa tête dans une couronne de branches et lui scalpèrent le dos des mains. Vint ensuite la course à l'arrière des chevaux, scandée de coups et d'imprécations. Puis ses bourreaux lui meurtrissent la main droite d'un coup de sabre, lui tranchent le talon droit et on lui crève un œil. Avec un plaisir sadique, ces inhumains suspendent le martyr par les pieds et lui promènent des torches brûlantes par tout le corps.

 

Un des guerriers trace une tonsure sanglante sur la tête du martyr et l'arrache brutalement de son crâne enfiévré. D'autres lui enlèvent la peau des mains, coupent l'index gauche et l'extrémité de chaque pouce. Ensuite, ils décharnent son dos et ses bras. N'étant pas encore rassasié de le voir souffrir, ces barbares étendent le saint confesseur sur une grande table et emplissent les plaies vives du dos avec de la paille d'orge finement hachée, qu'ils introduisent dans ses chairs en riant et chantant.

 

On lui coupe une oreille, le nez, les lèvres, accompagnant le tout de coups de poing et de soufflets qui lui font sauter deux dents. Quelques-uns enfoncent des éclats de bois sous les ongles des mains et des pieds. Afin d'empêcher le Saint de prier vocalement, ces démons incarnés lui arrachent la langue par un trou pratiqué dans le cou. Cette mutilation et un coup de poinçon donné dans la région du cœur, font évanouir le martyr. Enfin, on achève André Bobola de deux coups de sabre qui lui tranchent la tête, puis on jette son corps sur un tas de fumier.

 

Les catholiques recueillirent sa dépouille et l'ensevelirent dans l'église. En 1755, le Père André Bobola fut déclaré vénérable, et en 1853, le pape Pie IX le déclara bienheureux. Son corps restait toujours parfaitement intact. Le jour de Pâques, 17 avril 1938, le pape Pie XI l'inscrivit au catalogue des Saints.



F. Paillart, édition 1900, p. 151-152. -- Saints et Bx de la Compagnie de Jésus, édition 1941, p. 99-108




 
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