« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68














 
                    

Lundi 30 janvier 2012

Ste Martine, vierge et martyre († 226)

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Sainte Martine
Vierge et Martyre
(† 226)

 

M

artine naît à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s'était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des œuvres de miséricorde.

 

L'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent Martine en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête ; mais, conduite à l´empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles ; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d´Apollon. En y entrant, Martine, s´armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l´instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole. L´empereur, irrité, commanda qu´on frappât la vierge à coups de poings et qu'on l'écorchât avec des ongles de fer ; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d'autres qu'une lumière divine renversa et convertit.

Conduite de nouveau devant l´empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles ; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s'arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l´huile bouillante ; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles; en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres.

L´empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu´il la crut morte ; mais s'apercevant qu'il se trompait : « Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés ? J´ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons. » Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

 

L'empereur, informé de ce qui s´était passé, ordonna que Martine fût menée dans l'amphithéâtre afin d´y être exposée aux bêtes ; mais un lion, qu'on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies ; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d'Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps. « Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ. » Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l´avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l´instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs.

 

On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu'on lui eût fait couper les cheveux. L´empereur la croyait magicienne et s'imaginait que sa force résidait dans sa chevelure.

Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu´au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.



Source principale : P. Giry, Vie des Saints, p. 62-64 (« Rév. x gpm »).  




 
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