« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68














 
                    

Jeudi 12 janvier 2017

Ste Marguerite Bourgeoys, vierge et fond. (1620-1700)

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Sainte Marguerite Bourgeoys
Fondatrice des Sœurs de la

« Congrégation de Notre-Dame »

 

M

arguerite Bourgeoys naît à Troyes en Champagne (France), le Vendredi Saint, 17 avril 1620. Elle est baptisée le jour même, en l'église Saint-Jean, voisine de la demeure familiale. Sixième des douze enfants d'Abraham Bourgeoys et de Guillemette Garnier, elle grandit dans un milieu chrétien et de bonne bourgeoisie.

 

Elle a dix-neuf ans quand elle perd sa mère. L'année suivante, le dimanche, 7 octobre 1640, au cours d'une procession en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, à la vue d'une statue de la Vierge, elle est saisie d'une grâce qui la transforme et la presse de se retirer du monde pour se consacrer au service de Dieu. Avec cette fidélité sans retour au dessein de Dieu sur elle, qui devait désormais la caractériser, elle se met dès lors à la recherche de sa vocation propre.

 

Son premier geste est de s'inscrire à la Congrégation externe de Troyes, association de jeunes filles pieuses et charitables vouées à l'enseignement aux enfants des quartiers pauvres de la ville. C'est là qu'elle apprendra, en 1642, la fondation de Ville-Marie (Montréal) en Canada, et qu'elle percevra un premier appel à la vie missionnaire. Cet appel se précisera en 1652, lors d'une rencontre avec le Sieur de Maisonneuve, fondateur et gouverneur de ce poste avancé de la Nouvelle-France, en quête d'une institutrice laïque pour instruire gratuitement les enfants français et indiens.

La Vierge elle-même lui apparaît et confirme sa vocation : « Va, je ne t'abandonnerai pas », lui dit-elle.

 

Ainsi rassurée, Marguerite quitte Troyes en février 1653, dans le dénuement le plus complet. Elle aborde à Montréal le 16 novembre suivant. Sans tarder, elle se met à l'œuvre et devient l'âme de la colonie qui, peu à peu, reprend vie. On la considère à juste titre comme co-fondatrice de Montréal, avec Jeanne Mance l'infirmière et Maisonneuve le maître d'œuvre.

 

Pour stimuler la piété des colons, elle fait relever la Croix du Mont-Royal abattue par des Indiens ennemis ; elle entreprend la construction d'une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon Secours. Convaincue de l'importance des familles dans l'édification de ce pays nouveau, elle perçoit le rôle prépondérant des femmes et met tout en œuvre pour les former. En 1658, dans une étable que lui cède le gouverneur, elle ouvre la première école à Montréal. Puis elle fonde une Congrégation externe inspirée de celle de Troyes mais adaptée aux nécessités nouvelles, afin de répondre aux besoins des femmes et des jeunes filles dont l'ignorance religieuse et profane risquerait de compromettre la bonne éducation des enfants et l'avenir de la colonie. A partir de 1659, elle accueille les filles recrutées par les curés de France ou dotées par le Roi pour venir se marier à Montréal, se comportant à leur égard comme une véritable mère. Ainsi nait un système scolaire et se tisse un réseau d'œuvres sociales qui, peu à peu, s'étendront à tout le pays, ce qui lui vaudra le titre de « Mère de la Colonie » et de co-fondatrice de l'Église du Canada.

 

Trois fois, elle repasse en France pour y chercher de l'aide. Depuis 1658, le groupe des institutrices qui l'a suivie dans sa vie de prière, d'héroïque pauvreté et d'inlassable dévouement au service du prochain revêt l'aspect d'un véritable institut religieux. Il s'inspire de la vie voyagère de Marie et se veut, par conséquent, non cloîtré : une innovation pour l'époque. Les souffrances inhérentes à une telle fondation ne seront pas épargnées à celle qui en a pris l'initiative. Mais l'œuvre progresse : la « Congrégation de Notre-Dame » reçoit sa charte civile de Louis XIV en 1671, puis canonique par mandement de l'évêque de Québec en 1676, et enfin l'approbation de ses Constitutions religieuses en 1698. L'étape de la fondation ainsi franchie, Sœur Bourgeoys peut partir : quarante sœurs sont là pour continuer son œuvre.

Elle meurt à Montréal, le 12 janvier 1700, en grande réputation de sainteté après avoir offert sa vie pour la guérison d'une jeune sœur.

 

L'action éducative et apostolique de Marguerite Bourgeoys se perpétue grâce à l'engagement de ses filles. Plus de 2.600 sœurs de la Congrégation de Notre-Dame œuvrent dans les champs d'activité les plus divers : de l'école au Collège ou à l'Université, de la promotion sociale à la pastorale familiale, paroissiale ou diocésaine. On les retrouve au Canada, aux États-Unis, au Japon, en Amérique Latine, au Cameroun, et tout récemment en France.

 

Marguerite Bourgeoys a été béatifiée, le 12 novembre 1950, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 31 octobre 1982, par saint Jean Paul II (Karol Józef WojtyÅ‚a, 1978-2005) qui donna ainsi à l'Église du Canada sa première sainte.



Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).




 
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