« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la miséricorde
Commentaire du jour
Saint Thomas de Villeneuve (v. 1487-1555), ermite de Saint Augustin, puis évêque
Sermon pour le dimanche in Albis (in Homiliarius Breviarii Romani, Card. Vivès, p. 901-902 ; trad. Orval rev.)

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

      « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, dit Thomas, si je ne mets pas mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas. » Endurcissement étonnant chez ce disciple : le témoignage de tant de frères et la vue même de leur joie ne suffisent pas à lui donner la foi. Et voilà que pour prendre soin de celle-ci le Seigneur apparaît. Le bon Pasteur ne supporte pas la perte de sa brebis (Mt 18,12), lui qui avait dit à son Père : « Ceux que tu m'as donnés, je n'en ai laissé se perdre aucun » (Jn 17,12). Que les pasteurs apprennent donc quelle sollicitude ils doivent manifester à l'égard de leurs brebis, puisque le Seigneur est apparu pour une seule. Toute sollicitude et tout labeur sont peu de chose en comparaison de l'importance d'une seule âme...

      « Avance ici ton doigt et vois mes mains, mets la main dans mon côté, et ne sois pas incrédule mais croyant. » Heureuse main qui a scruté les secrets du cœur du Christ ! Quelles richesses n'y a-t-elle pas trouvées ? C'est en reposant sur ce cœur que Jean y avait puisé les mystères du ciel (Jn 13,25) ; en le scrutant, Thomas y découvre de grands trésors : admirable école qui forme de tels disciples ! Grâce à elle, le premier a exprimé sur la divinité des merveilles plus hautes que les astres lorsqu'il dit : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1), et l'autre, touché par la lumière de la Vérité, a poussé ce cri sublime : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »



 
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