« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le mardi de la 3e semaine de Carême
Commentaire du jour
Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours spirituels, 1ère série, no. 58 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 312)

« Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? »

      La compassion, d'un côté, et le jugement de simple équité, de l'autre, s'ils demeurent dans une même âme, sont comme un homme adorant Dieu et les idoles dans une même maison. La compassion est le contraire du jugement de simple justice. Le jugement strictement équitable implique l'égale répartition d'une mesure semblable pour tous. Il donne à chacun ce qu'il mérite, pas plus ; il ne penche ni d'un côté ni de l'autre, ne discerne pas dans la rétribution. Mais la compassion est suscitée par la grâce, elle se penche sur tous les êtres avec une même affection, elle se garde de la simple rétribution envers ceux qui sont dignes du châtiment, et elle comble au-delà de toute mesure ceux qui sont dignes du bien.

      La compassion est donc du côté de la justice, le jugement simplement équitable est du côté du mal... Comme un grain de sable ne pèse pas autant que beaucoup d'or, la justice équitable de Dieu ne pèse pas autant que sa compassion. Comme une poignée de sable tombant dans le grand océan sont les fautes de toute chair en comparaison de la providence et de la pitié de Dieu. De même qu'une source qui coule d'abondance ne saurait être bouchée par une poignée de poussière, de même la compassion du Créateur ne saurait être vaincue par la malice des créatures. Celui qui garde le ressentiment quand il prie est comme un homme qui sème dans la mer et espère moissonner.



 
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