« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le lundi de la 26e semaine du temps ordinaire
Commentaire du jour
Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Ut unum sint », 14-15 (trad. copyright © Libreria Editrice Vaticana)

« Nous avons voulu l'empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre »

      L'œcuménisme vise à faire progresser la communion partielle existant entre les chrétiens, pour arriver à la pleine communion dans la vérité et la charité. Passant des principes et du devoir impérieux pour la conscience chrétienne à la mise en œuvre de la marche œcuménique vers l'unité, le Concile Vatican II met surtout en relief la nécessité de la conversion du cœur. L'annonce messianique « Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche » et l'appel qui suit « Convertissez-vous et croyez à l'Évangile » (Mc 1,5), par lesquels Jésus inaugure sa mission, définissent l'élément essentiel qui doit caractériser tout nouveau commencement. « Il n'y a pas d'œcuménisme au sens authentique du terme sans conversion intérieure » : le Concile Vatican II appelle ainsi à la conversion personnelle autant qu'à la conversion communautaire (Unitatis redintegratio, 7)...



      Chacun doit donc se convertir plus radicalement à l'Évangile et, sans jamais perdre de vue le dessein de Dieu, il doit changer son regard. Par l'œcuménisme, la contemplation des « merveilles de Dieu » s'est portée sur des champs nouveaux, où Dieu Trinité suscite l'action de grâce : la perception que l'Esprit agit dans les autres communautés chrétiennes, la découverte d'exemples de sainteté, l'expérience des richesses illimitées de la communion des saints, la mise en relation avec des aspects insoupçonnés de l'engagement chrétien.



      Corrélativement, la nécessité de la pénitence a été aussi plus largement ressentie ; on prend conscience de certaines exclusions qui blessent la charité fraternelle, de certains refus de pardonner, d'un certain orgueil, de l'enfermement dans la condamnation des « autres » de manière non évangélique, d'un mépris qui découle de présomptions malsaines. Toute la vie des chrétiens est ainsi marquée par la préoccupation œcuménique et ils sont appelés à se laisser comme former par elle.



 
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