« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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FĂȘte des saints Michel, Gabriel et RaphaĂ«l, archanges
Commentaire du jour
Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Audience générale du 23/07/1986 (trad. DC n° 1924 p. 798)

« Il y eut un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon » (Ap 12,7)

      Dans la perfection de leur nature spirituelle, les anges sont appelĂ©s dĂšs le dĂ©but, en vertu de leur intelligence, Ă  connaĂźtre la vĂ©ritĂ© et Ă  aimer le bien qu'ils connaissent d'une maniĂšre beaucoup plus pleine et parfaite qu'il n'est possible Ă  l'homme. Cet amour est l'acte d'une volontĂ© libre..., qui signifie la possibilitĂ© de faire un choix pour ou contre le Bien, c'est-Ă -dire Dieu lui-mĂȘme. Il faut rĂ©pĂ©ter ici ce que nous avons dĂ©jĂ  rappelĂ© en son temps Ă  propos de l'homme : en crĂ©ant les ĂȘtres libres, Dieu a voulu que, dans le monde, se rĂ©alise cet amour vĂ©ritable qui n'est possible que sur la base de la libertĂ©. Il a donc voulu que la crĂ©ature, constituĂ©e Ă  l'image et la ressemblance de son CrĂ©ateur (Gn 1,26), puisse, de la maniĂšre la plus pleine possible, se rendre semblable Ă  lui, Dieu, qui « est amour » (1Jn 4,16). En crĂ©ant ces purs esprits comme des ĂȘtres libres, Dieu, dans sa Providence, ne pouvait pas ne pas prĂ©voir la possibilitĂ© du pĂ©chĂ© des anges. Mais, prĂ©cisĂ©ment parce que la Providence est une Sagesse Ă©ternelle qui aime, Dieu saurait tirer de l'histoire de ce pĂ©chĂ©...le bien dĂ©finitif de tout le cosmos crĂ©Ă©.

      De fait, comme le dit clairement la RĂ©vĂ©lation, le monde des purs esprits apparaĂźt divisĂ© en bons et mauvais... Comment comprendre une telle opposition ?... Les PĂšres de l'Église et les thĂ©ologiens n'hĂ©sitent pas Ă  parler d'« aveuglement » produit par une surĂ©valuation de la perfection de leur ĂȘtre propre, poussĂ©e au point de voiler la suprĂ©matie de Dieu qui exigeait Ă  l'inverse un acte de soumission docile et obĂ©issante. Tout cela semble exprimĂ© de maniĂšre concise par les mots : « Je ne te servirai pas ! » (Jr 2,20), qui manifestent le refus radical et irrĂ©versible de prendre part Ă  l'Ă©dification du RĂšgne de Dieu dans le monde crĂ©Ă©. Satan, l'esprit rebelle, veut son propre rĂšgne, non pas celui de Dieu, et s'Ă©rige en premier adversaire du CrĂ©ateur, en opposant Ă  la Providence, en antagoniste de la sagesse aimante de Dieu. De la rĂ©bellion et du pĂ©chĂ© de Satan, comme aussi de ceux de l'homme, nous devons tirer une conclusion et accueillir la sage expĂ©rience de l'Écriture qui affirme : « L'orgueil est la cause de la ruine » (Tb 4,13).



 
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