« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le samedi de la 24e semaine du temps ordinaire
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prĂȘtre Ă  Antioche puis Ă©vĂȘque de Constantinople, docteur de l'Église
(trad. AELF)

Le semeur sĂšme sans compter

      Je n'ai pas persuadĂ© aujourd'hui mon auditeur, mais peut-ĂȘtre le ferai-je demain, peut-ĂȘtre dans trois ou quatre jours ou dans quelque temps. Le pĂȘcheur qui a jetĂ© inutilement ses filets pendant un jour entier prend quelquefois sur le soir, au moment de partir, le poisson qu'il n'avait pas pu prendre pendant le jour. Le laboureur ne laisse pas de cultiver ses terres, mĂȘme s'il n'a pas eu de bonne rĂ©colte pendant plusieurs annĂ©es, et Ă  la fin, une seule annĂ©e rĂ©pare souvent et abondamment toutes les pertes antĂ©rieures.



      Dieu ne nous demande pas de rĂ©ussir, mais de travailler ; or, notre travail ne sera pas moins rĂ©compensĂ© parce qu'on ne nous aura pas Ă©coutĂ©s... Le Christ savait bien que Judas ne se convertirait pas et pourtant jusqu'Ă  la fin il essayait de le convertir, en lui reprochant sa faute dans les termes les plus touchants : « Ami, pourquoi es-tu venu ? » (Mt 26,50 grec). Or, si le Christ, le modĂšle des pasteurs, a travaillĂ© jusqu'Ă  la fin Ă  la conversion d'un homme dĂ©sespĂ©rĂ©, que ne devons-nous pas faire pour ceux envers qui il nous est ordonnĂ© de toujours espĂ©rer ?



 
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