« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le samedi de la 21e semaine du temps ordinaire
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°78, 2-3 ; PG 58, 713

Faire fructifier les dons reçus

      La parabole des talents concerne tous les hommes qui, au lieu de venir en aide à leurs frères par leurs biens, leurs conseils, ou tout autre moyen, ne vivent que pour eux-mêmes… Dans cette parabole, Jésus veut nous révéler la longue patience de notre Seigneur, mais, à mon avis, il y fait aussi allusion à la résurrection générale… Tout d'abord les serviteurs qui rendent compte de leur gestion reconnaissent sans détour ce qui est le don de leur maître et ce qui est le fruit de leur gestion. Le premier dit : « Seigneur, tu m'as confié cinq talents », et le deuxième : « Seigneur, tu m'as confié deux talents » ; ils reconnaissent ainsi qu'ils tiennent de la bonté de leur maître le capital qu'ils ont fait valoir à leur profit. Leur reconnaissance va si loin qu'ils attribuent tout le mérite et toute la gloire de leur succès à la confiance de leur maître. Que répond alors le maître ? « Très bien, serviteur bon et fidèle. » N'est-ce pas réellement être bon que de s'appliquer à faire du bien à ses frères ?… « Entre dans la joie de ton maître » : il s'agit de la béatitude de la vie éternelle.



      Mais il n'en va pas de même pour le mauvais serviteur… Quelle est donc la réponse du maître ? « Serviteur mauvais et paresseux, il fallait placer mon argent à la banque », c'est-à-dire qu'il fallait parler, exhorter, conseiller tes frères. « Mais, réplique l'autre peut-être, les gens ne m'écoutaient pas. » À quoi le maître répond : « Cela n'est pas ton affaire… Tu aurais pu au moins mettre cet argent en dépôt et me laisser le soin de m'en charger à mon retour, avec les intérêts. » Ces intérêts désignent les bonnes œuvres qui procèdent de l'écoute de la Parole que nous devons dire. « Tu avais seulement à faire la part la plus facile du travail et à me laisser la plus difficile »… Qu'est-ce à dire ? Celui qui a reçu pour le bien d'autrui la grâce de la parole et de l'enseignement et n'en fait pas usage se fera enlever cette grâce. Mais celui qui dépense la grâce qu'il a reçue avec zèle et sagesse, recevra une grâce plus abondante encore.     



 
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