« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le vendredi de la 13e semaine du temps ordinaire
Commentaire du jour
Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Lettre à un supérieur de l'ordre franciscain (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 129)

« Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs »

      Voici Ă  quoi je reconnaĂ®trai que tu aimes le Seigneur, et que tu m'aimes, moi, son serviteur et le tien : si n'importe quel frère au monde, après avoir pĂ©chĂ© autant qu'il est possible de pĂ©cher, peut rencontrer ton regard, demander ton pardon, et te quitter pardonnĂ©. S'il ne demande pas pardon, demande-lui, toi, s'il veut ĂŞtre pardonnĂ©. Et mĂŞme si après cela il pĂ©chait encore mille fois contre toi, aime-le plus encore que tu m'aimes, et cela pour l'amener au Seigneur. Aie toujours pitiĂ© de ces malheureux...

      Si un frère, Ă  l'instigation de l'ennemi, commet un pĂ©chĂ© grave, il sera tenu par obĂ©issance de recourir Ă  son responsable. Les frères qui connaĂ®traient sa faute ne lui feront ni affront ni reproche ; ils lui tĂ©moigneront au contraire beaucoup de bontĂ© et tiendront soigneusement cachĂ© le pĂ©chĂ© de leur frère, car « ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de mĂ©decin, mais les malades » (Mt 9,12)...  Et son supĂ©rieur agira envers lui avec autant de bontĂ© qu'il en souhaiterait pour lui s'il Ă©tait en un cas semblable.

      Si un frère tombe en quelque pĂ©chĂ© vĂ©niel, il se confessera Ă  l'un de ses frères prĂŞtres. S'il n'y a pas de prĂŞtre, il se confessera Ă  son frère, en attendant qu'il trouve un prĂŞtre pour l'absoudre canoniquement. Les frères ne pourront enjoindre d'autre pĂ©nitence que ceci : « Va, et ne pèche plus ! » (Jn 8,11)



 
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