« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le mercredi de la 12e semaine du temps ordinaire
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Explication du Sermon sur la montagne, ch. 24, §80-81 (trad. coll. Pères dans la foi, n°5, p. 145 rev.)

« C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez »

      Demandons-nous sur quels fruits le Seigneur veut attirer notre attention pour reconnaître l'arbre. Certains estiment comme fruits ce qui constitue les vêtements des brebis, ainsi les loups peuvent les tromper. Je veux désigner par là les jeûnes, les prières, les aumônes et toutes les œuvres qui peuvent être faites par les hypocrites. Sans cela Jésus n'aurait pas dit : « Gardez-vous de faire votre justice devant les hommes, pour vous faire remarquer d'eux » (Mt 6,1)... Beaucoup donnent aux pauvres par ostentation et non par bienveillance ; beaucoup prient ou plutôt paraissent prier, ils ne cherchent par Dieu mais plutôt l'estime des hommes ; beaucoup jeûnent et affichent une austérité étonnante, pour s'attirer l'admiration de ceux qui voient leurs performances. Toutes ces œuvres sont des tromperies... Le Seigneur en conclut que ces fruits ne sont pas suffisants pour juger l'arbre. Les mêmes actions faites avec une intention droite et dans la vérité constituent le vêtement d'authentiques brebis...



      L'apôtre Paul nous dit à quels fruits nous reconnaîtrons l'arbre mauvais : « Il est aisé de reconnaître les œuvres de la chair : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, dissension, sectarisme, rivalités, beuveries, ripailles et choses semblables » (Ga 5,19-20). Le même apôtre nous dit ensuite à quels fruits reconnaître un arbre bon : « Mais au contraire les fruits de l'Esprit sont amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, foi, humilité et maîtrise de soi » (v. 22-23).



      Il faut savoir que le mot « joie » est pris ici dans son sens propre ; les hommes mauvais au sens propre ignorent la joie, mais connaissent le plaisir... C'est le sens propre de ce mot que seuls les bons connaissent ; « il n'y a pas de joie pour les impies, dit le Seigneur » (Is 48,22). Il en va de même de la foi vraie. Les vertus énumérées peuvent être dissimulées par les méchants et les imposteurs, mais ne trompent pas l'œil simple et pur capable de discernement.



 
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