¬ę Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie √©ternelle ¬Ľ Jn 6, 68



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Le samedi de la 11e semaine du temps ordinaire
Commentaire du jour
Saint Rapha√ęl Arn√°iz Bar√≥n (1911-1938), moine trappiste espagnol
√Čcrits spirituels, 04/03/1938, (trad. Cerf 2008, p. 372)

¬ę Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? ¬Ľ

¬†¬†¬†¬†¬†¬†Au nom du Dieu saint, je prends aujourd'hui la plume pour que mes paroles, s'estampant sur la feuille blanche, servent de louange perp√©tuelle au Dieu b√©ni, auteur de ma vie, de mon √Ęme, de mon cŇďur. Je voudrais que l'univers entier, avec les plan√®tes, tous les astres et les innombrables syst√®mes stellaires, soient une immense √©tendue, polie et brillante, o√Ļ je pourrais √©crire le nom de Dieu. Je voudrais que ma voix soit plus puissante que mille tonnerres, et plus forte que le fracas de la mer, et plus terrible que le grondement des volcans, pour seulement dire : Dieu ! Je voudrais que mon cŇďur soit aussi grand que le ciel, pur comme celui des anges, simple comme celui de la colombe (Mt 10,16), pour y mettre Dieu ! Mais puisque toute cette grandeur dont tu r√™ves ne peut pas devenir r√©alit√©, contente-toi de peu et de toi-m√™me qui n'es rien, Fr√®re Rapha√ęl, car le rien m√™me doit te suffire...



¬†¬†¬†¬†¬†¬†Pourquoi se taire ? Pourquoi le cacher ? Pourquoi ne pas crier au monde entier et publier aux quatre vents les merveilles de Dieu ? Pourquoi ne pas dire aux gens et √† tous ceux qui veulent l'entendre : voyez-vous ce que je suis ? Voyez-vous ce que j'ai √©t√© ? Voyez-vous ma mis√®re se tra√ģnant dans la boue ? Car peu importe : √©merveillez-vous ; malgr√© tout √ßa, je poss√®de Dieu. Dieu est mon ami ! Dieu m'aime, moi, d'un tel amour que, si le monde entier le comprenait, toutes les cr√©atures deviendraient folles et hurleraient de stupeur. Et encore, cela est peu. Dieu m'aime tellement que m√™me les anges n'y comprennent rien ! (cf. 1P 1,12) La mis√©ricorde de Dieu est grande ! M'aimer, moi, √™tre mon ami, mon fr√®re, mon p√®re, mon ma√ģtre. √ätre Dieu, et moi, √™tre ce que je suis !



      Ah, mon Jésus, je n'ai ni papier, ni plume. Que puis-je dire ! Comment ne pas devenir fou ?



 
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