« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le mardi de la 5e semaine de Pâques
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Benoît XVI, pape de 2005 à 2013]
Meditationen zur Karwoche, 1969 (trad. Un seul Seigneur, Mame 1971, p. 117)

« Je m'en vais, et je reviens vers vous »

      L'Ă©vangĂ©liste Jean fait remonter les deux sacrements [du baptĂŞme et de l'eucharistie] Ă  la croix : il les voit jaillir du cĂ´tĂ© ouvert du Seigneur (19,34) et y dĂ©couvre l'accomplissement d'une parole de JĂ©sus dans son discours d'adieu : « Je m'en vais et je reviens vers vous » (grec). « En partant, je viens ; oui, mon dĂ©part –- la mort sur la croix –- est aussi ma venue. »

      Tant que nous sommes en vie, notre corps n'est pas seulement le pont qui nous relie les uns aux autres, il est aussi la barrière qui nous sĂ©pare, nous enferme dans le rĂ©duit infranchissable de notre moi... Son cĂ´tĂ© ouvert devient le symbole de la nouvelle ouverture que le Seigneur s'est acquise dans la mort. DĂ©sormais, la barrière de son corps est enlevĂ©e : le sang et l'eau coulent de son flanc Ă  travers l'histoire en un immense flot ; en tant que RessuscitĂ©, il est l'espace ouvert qui nous convie tous.

      Son retour n'est pas un Ă©vĂ©nement lointain situĂ© Ă  la fin des temps : il a dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  l'heure de sa mort oĂą, tout en partant, il est venu de façon toute nouvelle au milieu de nous. Ainsi, dans la mort du Seigneur, s'est accomplie la destinĂ©e du grain de blĂ© : s'il n'est pas enfoui en terre, il reste seul, mais s'il tombe en terre et meurt, il porte du fruit au centuple (Jn 12,24). Tous nous vivons encore du fruit de ce grain de blĂ© qui est mort. Dans le pain de l'eucharistie, nous recevons l'inĂ©puisable multiplication des pains de l'amour de JĂ©sus Christ, assez riche pour rassasier la faim de tous les siècles.



 
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