¬ę Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie √©ternelle ¬Ľ Jn 6, 68



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Le vendredi de la 4e semaine de P√Ęques
Commentaire du jour
Saint Rapha√ęl Arn√°iz Bar√≥n (1911-1938), moine trappiste espagnol
√Čcrits spirituels, 12/04/1938 (trad. Cerf 2008, p. 410 rev.)

¬ę L√† o√Ļ je suis, vous serez aussi ¬Ľ

¬†¬†¬†¬†¬†¬†Si le monde savait ce qu'est aimer Dieu, ne serait-ce qu'un petit peu, il aimerait aussi son prochain. Quand on aime J√©sus, quand on aime le Christ, on aime forc√©ment ce qu'il aime. N'est-il pas mort d'amour pour les hommes ? Car, en transformant notre cŇďur en cŇďur du Christ, nous ressentons et nous percevons ses effets, et le plus grand d'entre eux c'est l'amour, l'amour de la volont√© du P√®re, l'amour envers tout le monde qui souffre, qui peine, le fr√®re lointain, qu'il soit anglais, japonais ou moine, l'amour envers Marie. Enfin, qui pourra comprendre l'amour du Christ ? Personne ; mais il y en a qui poss√®dent quelques petites √©tincelles, tr√®s cach√©es, tr√®s en silence, et sans que le monde le sache.



¬†¬†¬†¬†¬†¬†Mon J√©sus, que tu es bon ! Tu fais tout merveilleusement bien. Tu me montres le chemin, tu me montres le but. Le chemin est la douce croix, le sacrifice, la renonciation √† soi-m√™me, quelquefois la bataille sanglante qui se r√©sout, en larmes, sur le Calvaire ou dans le jardin des Oliviers. Le chemin est, Seigneur, d'√™tre le dernier, le malade, le pauvre... Mais peu importe, au contraire !... Ces renoncements sont agr√©ables quand ils suscitent dans l'√Ęme la charit√©, la foi et l'esp√©rance ; c'est ainsi que tu transformes les √©pines en roses.



¬†¬†¬†¬†¬†¬†Et le but ? Le but c'est toi, et rien d'autre que toi. Le but c'est l'√©ternelle possession de toi dans le ciel, avec Marie, avec tous les anges et tous les saints. Mais ce sera l√†-haut, dans le ciel. Et pour encourager les ch√©tifs, les faibles, les peureux comme moi, tu te manifestes quelquefois dans le cŇďur, et tu lui dis : ¬ę Que cherches-tu ? Que veux-tu ? Qui appelles-tu ? Tiens, regarde ce que je suis. Je suis la V√©rit√© et la Vie ¬Ľ (Jn 14,6)... Alors, Seigneur, tu remplis l'√Ęme de tes serviteurs de douceurs inexprimables qu'on rumine en silence, que l'homme ose √† peine expliquer. Mon J√©sus comme je t'aime, malgr√© ce que je suis. Et plus je suis pauvre et mis√©rable et plus je t'aime. Je t'aimerai toujours ; je m'agripperai √† toi et je ne te l√Ęcherai pas : je ne sais plus comment dire.



 
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