« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le jeudi de la 3e semaine de Pâques
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 33-34 (trad. Seuil 1961, p. 194s)

« Ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas »

      Le bon JĂ©sus, voyant combien son secours nous Ă©tait nĂ©cessaire, a cherchĂ© un moyen admirable oĂą paraĂ®t bien l'excès de son amour pour nous. VoilĂ  pourquoi il a fait en son nom et au nom de tous ses frères cette prière : « Donne-nous aujourd'hui, Seigneur, notre pain de ce jour » (Mt 6,11)... Il a senti qu'il devait rĂ©veiller notre amour en nous mettant le sien sous les yeux, et non pas un jour seulement, mais tous les jours. VoilĂ  pourquoi il a dĂ» prendre le parti de demeurer au milieu de nous...

      Je ne peux pas m'empĂŞcher d'admirer comment cette demande est la seule oĂą il rĂ©pète les mĂŞmes paroles. Car tout d'abord il prie pour qu'on nous donne ce pain chaque jour ; puis il ajoute : « Donne-le nous aujourd'hui ». C'est comme s'il disait Ă  son Père que, ayant Ă©tĂ© une fois livrĂ© Ă  mort pour nous, et Ă©tant dĂ©sormais notre bien, il ne nous l'enlève pas, mais le laisse nous servir tous les jours, jusqu'Ă  la fin du monde... S'il dit « notre pain de chaque jour », c'est, Ă  mon avis, parce que non seulement nous le possĂ©dons sur la terre, mais parce que nous le possèderons aussi au ciel, si nous savons profiter de sa compagnie... Quand il dit « aujourd'hui », c'est, ce me semble, pour signifier un jour, c'est-Ă -dire la durĂ©e du monde ; car le monde ne dure vraiment qu'un jour...

      Le Fils, en effet, a dit au Père Ă©ternel : « Puisqu'il ne s'agit que d'un jour, permettez-moi de le passer dans la servitude ». Dieu le Père nous l'a donnĂ© et l'a envoyĂ© en ce monde par sa seule volontĂ©. Le Fils Ă  son tour, par sa volontĂ© propre, ne veut pas nous abandonner, mais s'Ă©tablir au milieu de nous pour la plus grande gloire de ses amis et la confusion de ses ennemis. Il ne fait cette nouvelle demande que pour aujourd'hui ; le Père Ă©ternel nous a donnĂ© ce pain sacrĂ©, et c'est pour toujours, je le rĂ©pète, qu'il nous a donnĂ© cet aliment de l'humanitĂ© du Sauveur, notre soutien, notre vraie manne. Dans ce très saint sacrement, notre âme trouvera tous les goĂ»ts et toutes les consolations qu'elle pourra souhaiter (cf Sg 16,20). Et s'il n'y a pas de faute de notre part, nous sommes assurĂ©s de ne pas mourir de faim.



 
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