« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le mardi de la 5e semaine de CarĂŞme
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin (?-v. 420), Ă©vĂŞque
CC Sermon 57 ; PL 57,339 (trad. Migne 1996, p. 135)

« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis »

      Le Christ notre Seigneur a Ă©tĂ© mis en croix pour libĂ©rer le genre humain du naufrage de ce monde... Dans l'Ancien Testament MoĂŻse avait dressĂ©, au milieu des mourants, un serpent de bronze attachĂ© Ă  un pieu ; il avait enjoint au peuple d'espĂ©rer la guĂ©rison Ă  la vue de ce signe (Nb 21,6s). Il en sortait un remède d'une telle puissance contre la morsure des serpents que le blessĂ©, en se tournant vers le serpent en croix, se mettait Ă  espĂ©rer et aussitĂ´t recouvrait la santĂ©. Le Seigneur n'a pas manquĂ© de rappeler cet Ă©pisode dans l'Évangile quand il dit : « Comme MoĂŻse Ă©leva le serpent dans le dĂ©sert, ainsi faut-il que soit Ă©levĂ© le Fils de l'homme » (Jn 3,14)...

      Le serpent est donc le premier Ă  ĂŞtre crucifiĂ©, par MoĂŻse. Ce n'est que justice, puisque le diable le premier a pĂ©chĂ© sous le regard du Seigneur (Gn 3)... Il est mis en croix sur un bâton, ce qui est justice, puisque l'homme avait Ă©tĂ© trompĂ© par le biais de l'arbre du dĂ©sir ; dĂ©sormais, il est sauvĂ© par un bâton pris Ă  un autre arbre... Après le serpent, c'est l'homme qui est crucifiĂ© dans le Sauveur, sans aucun doute pour punir non seulement le responsable, mais aussi le dĂ©lit.  La première croix se venge sur le serpent, la seconde sur son venin... : le venin que sa persuasion avait instillĂ© dans l'homme est rejetĂ© et guĂ©ri... VoilĂ  ce qu'a fait le Seigneur par sa nature humaine : lui l'innocent, il souffre ; en lui la dĂ©sobĂ©issance, provoquĂ©e par la fameuse tromperie du diable, est amendĂ©e ; et libĂ©rĂ© de sa faute, l'homme est libĂ©rĂ© de la mort.

      Puisque nous avons comme Seigneur, JĂ©sus qui nous a libĂ©rĂ©s par sa Passion, gardons constamment les yeux fixĂ©s sur lui, espĂ©rons toujours trouver dans ce signe le remède Ă  nos blessures. Si le venin de l'avarice venait Ă  se rĂ©pandre en nous, regardons la croix, elle nous dĂ©livrera ; si le dĂ©sir, ce scorpion, nous ronge, implorons-la, elle nous guĂ©rira ; si les morsures des pensĂ©es d'ici-bas nous lacèrent, prions-la encore et nous vivrons. VoilĂ  les serpents spirituels de nos âmes : pour les fouler aux pieds, le Seigneur est mis en croix. Lui-mĂŞme nous dit : « Voici que je vous ai donnĂ© le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et rien ne pourra vous nuire » (Lc 10,19).



 
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