¬ę Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie √©ternelle ¬Ľ Jn 6, 68



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Le samedi de la 3e semaine de Carême
Commentaire du jour
Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 48, pour le 11ème dimanche après la Trinité (trad. Cerf 1991, p. 388 rev.)

¬ę Deux hommes mont√®rent au Temple pour y prier ¬Ľ

¬†¬†¬†¬†¬†¬†Ces deux hommes mont√®rent au Temple. Le Temple, c'est le tr√®s aimable fond int√©rieur de l'√Ęme, dans lequel la sainte Trinit√© habite si aimablement, op√®re si noblement, o√Ļ elle a d√©pos√© si g√©n√©reusement tout son tr√©sor, o√Ļ elle prend sa complaisance et sa joie, dans la jouissance de sa noble image et ressemblance (Gn 1,26). Personne ne peut exprimer parfaitement la noblesse et la haute dignit√© de ce temple ; c'est l√† qu'on doit entrer pour prier. Et pour que la pri√®re soit bien faite, il doit y avoir deux hommes qui y montent..., l'homme ext√©rieur et l'homme int√©rieur. La pri√®re que fait l'homme ext√©rieur sans l'homme int√©rieur ne sert pas √† grand-chose, voire √† rien du tout. Pour avancer r√©ellement dans la voie de la pri√®re v√©ritable et bien faite, il n'est pas de secours plus grand et plus utile que le pr√©cieux corps eucharistique de notre Seigneur J√©sus Christ... Mes chers enfants, vous devez √™tre extraordinairement reconnaissants de ce que cette grande gr√Ęce vous soit plus souvent accord√©e qu'auparavant et vous devez en user plus que de tout autre secours...



¬†¬†¬†¬†¬†¬†Or donc, l'un des deux hommes √©tait un Pharisien, et l'√Čvangile nous dit ce qui lui est arriv√©. L'autre √©tait un publicain, il se tenait √©loign√©, il n'osait pas lever les yeux vers le ciel et disait : ¬ę Seigneur, aie piti√© de moi, pauvre p√©cheur ¬Ľ ; pour celui-ci sa pri√®re s'est termin√©e heureusement. En v√©rit√©, je voudrais agir comme il l'a fait et consid√©rer continuellement mon n√©ant. Ce serait la voie la plus noble et la plus utile qu'on puisse jamais suivre. Ce chemin am√®ne sans cesse et sans interm√©diaire Dieu √† l'homme, car o√Ļ Dieu vient avec sa mis√©ricorde, il vient avec tout son √™tre, il vient lui-m√™me.



¬†¬†¬†¬†¬†¬†Or, il arrive que les sentiments de ce publicain entrent dans l'√Ęme de certaines gens, et alors, dans la conscience de leurs p√©ch√©s, ils veulent fuir Dieu et le Saint Sacrement, disant qu'ils n'osent pas en approcher. Non, mes chers enfants, vous devez au contraire aller beaucoup plus volontiers √† la communion, afin d'√™tre affranchis de vos fautes et dire : ¬ę Venez, Seigneur, venez bien vite, avant que mon √Ęme ne p√©risse dans le p√©ch√© ; il est n√©cessaire que vous veniez promptement avant qu'elle ne p√©risse tout √† fait ¬Ľ (cf Jn 4,49).



 
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