« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le vendredi saint : Célébration de la Passion du Seigneur

L'Église fête : Vendredi saint : Célébration de la Passion du Seigneur

Saint(s) du jour : Bse Marie de l'Incarnation, carmĂ©lite (1566-1618),  Bx Luca Passi, prĂŞtre et fondateur (1789-1866)
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Les lectures du jour

Commentaire du jour : Saint Nersès Snorhali
« Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ou Calvaire, ils ont mis Jésus en croix, avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche » (Lc 23,33)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 18,1-40.19,1-42.
Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l'endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples.
Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors JĂ©sus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? Â»
Ils lui rĂ©pondirent : « JĂ©sus le NazarĂ©en. Â» Il leur dit : « C'est moi. Â» Judas, qui le livrait, Ă©tait au milieu d'eux.
Quand JĂ©sus leur rĂ©pondit : « C'est moi Â», ils reculèrent, et ils tombèrent par terre.
Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? Â» Ils dirent : « JĂ©sus le NazarĂ©en. Â»
JĂ©sus rĂ©pondit : « Je vous l'ai dit : c'est moi. Si c'est bien moi que vous cherchez, ceux-lĂ , laissez-les partir. Â»
(Ainsi s'accomplissait la parole qu'il avait dite : « Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnĂ©s Â».)
Alors Simon-Pierre, qui avait une Ă©pĂ©e, la tira du fourreau ; il frappa le serviteur du grand prĂŞtre et lui coupa l'oreille droite. Le nom de ce serviteur Ă©tait Malcus.
JĂ©sus dit Ă  Pierre : « Remets ton Ă©pĂ©e au fourreau. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m'a donnĂ©e Ă  boire ? Â»
Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l'enchaînent.
Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là.
(C'est CaĂŻphe qui avait donnĂ© aux Juifs cet avis : « Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour tout le peuple. Â»)
Simon-Pierre et un autre disciple suivaient JĂ©sus. Comme ce disciple Ă©tait connu du grand prĂŞtre, il entra avec JĂ©sus dans la cour de la maison du grand prĂŞtre,
mais Pierre était resté dehors, près de la porte. Alors l'autre disciple - celui qui était connu du grand prêtre - sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
La servante dit alors Ă  Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-lĂ  ? Â» Il rĂ©pondit : « Non, je n'en suis pas ! Â»
Les serviteurs et les gardes Ă©taient lĂ  ; comme il faisait froid, ils avaient allumĂ© un feu pour se rĂ©chauffer. Pierre Ă©tait avec eux, et se chauffait lui aussi.
Or, le grand prĂŞtre questionnait JĂ©sus sur ses disciples et sur sa doctrine.
JĂ©sus lui rĂ©pondit : « J'ai parlĂ© au monde ouvertement. J'ai toujours enseignĂ© dans les synagogues et dans le Temple, lĂ  oĂą tous les Juifs se rĂ©unissent, et je n'ai jamais parlĂ© en cachette.
Pourquoi me questionnes-tu ? Ce que j'ai dit, demande-le Ă  ceux qui sont venus m'entendre. Eux savent ce que j'ai dit. Â»
A cette rĂ©ponse, un des gardes, qui Ă©tait Ă  cĂ´tĂ© de JĂ©sus, lui donna une gifle en disant : « C'est ainsi que tu rĂ©ponds au grand prĂŞtre ! Â»
JĂ©sus lui rĂ©pliqua : « Si j'ai mal parlĂ©, montre ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlĂ©, pourquoi me frappes-tu ? Â»
Anne l'envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre Ă©tait donc en train de se chauffer ; on lui dit : « N'es-tu pas un de ses disciples, toi aussi ? Â» Il rĂ©pondit : « Non, je n'en suis pas ! Â»
Un des serviteurs du grand prĂŞtre, parent de celui Ă  qui Pierre avait coupĂ© l'oreille, insista : « Est-ce que je ne t'ai pas vu moi-mĂŞme dans le jardin avec lui ? Â»
Encore une fois, Pierre nia. A l'instant le coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur. C'était le matin. Les Juifs n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal.
Pilate vint au dehors pour leur parler : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? Â» Ils lui rĂ©pondirent :
« S'il ne s'agissait pas d'un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livrĂ©. Â»
Pilate leur dit : « Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mĂŞmes suivant votre loi. Â» Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un Ă  mort. Â»
Ainsi s'accomplissait la parole que JĂ©sus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans son palais, appela JĂ©sus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? Â»
JĂ©sus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-mĂŞme, ou bien parce que d'autres te l'ont dit ?
Pilate rĂ©pondit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prĂŞtres t'ont livrĂ© Ă  moi : qu'as-tu donc fait ? Â»
JĂ©sus dĂ©clara : « Ma royautĂ© ne vient pas de ce monde ; si ma royautĂ© venait de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livrĂ© aux Juifs. Non, ma royautĂ© ne vient pas d'ici. Â»
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? Â» JĂ©sus rĂ©pondit : « C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis nĂ©, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre tĂ©moignage Ă  la vĂ©ritĂ©. Tout homme qui appartient Ă  la vĂ©ritĂ© Ă©coute ma voix. Â»
Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vĂ©ritĂ© ? Â» Après cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais c'est la coutume chez vous que je relâche quelqu'un pour la Pâque : voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? Â»
Mais ils se mirent Ă  crier : « Pas lui ! Barabbas ! Â» (Ce Barabbas Ă©tait un bandit.)
Alors Pilate ordonna d'emmener JĂ©sus pour le flageller.
Les soldats tressèrent une couronne avec des Ă©pines, et la lui mirent sur la tĂŞte ; puis ils le revĂŞtirent d'un manteau de pourpre.
Ils s'avançaient vers lui et ils disaient : « Honneur Ă  toi, roi des Juifs ! Â» Et ils le giflaient.
Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs : « Voyez, je vous l'amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Â»
Alors JĂ©sus sortit, portant la couronne d'Ă©pines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : « Voici l'homme. Â»
Quand ils le virent, les chefs des prĂŞtres et les gardes se mirent Ă  crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! Â» Pilate leur dit : « Reprenez-le, et crucifiez-le vous-mĂŞmes ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Â»
Les Juifs lui rĂ©pondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu'il s'est prĂ©tendu Fils de Dieu. Â»
Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans son palais, et dit Ă  JĂ©sus : « D'oĂą es-tu ? Â» JĂ©sus ne lui fit aucune rĂ©ponse.
Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, Ă  moi ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher, et le pouvoir de te crucifier ? Â»
JĂ©sus rĂ©pondit : « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut ; ainsi, celui qui m'a livrĂ© Ă  toi est chargĂ© d'un pĂ©chĂ© plus grave. Â»
Dès lors, Pilate cherchait Ă  le relâcher ; mais les Juifs se mirent Ă  crier : « Si tu le relâches, tu n'es pas ami de l'empereur. Quiconque se fait roi s'oppose Ă  l'empereur. Â»
En entendant ces paroles, Pilate amena JĂ©sus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade Ă  l'endroit qu'on appelle le Dallage (en hĂ©breu : Gabbatha).
C'Ă©tait un vendredi, la veille de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. Â»
Alors ils crièrent : « A mort ! A mort ! Crucifie-le ! Â» Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? Â» Les chefs des prĂŞtres rĂ©pondirent : « Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur. Â»
Alors, il leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié, et ils se saisirent de lui.
JĂ©sus, portant lui-mĂŞme sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hĂ©breu : Golgotha.
Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rĂ©digĂ© un Ă©criteau qu'il fit placer sur la croix, avec cette inscription : « JĂ©sus le NazarĂ©en, roi des Juifs. Â»
Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec.
Alors les prĂŞtres des Juifs dirent Ă  Pilate : « Il ne fallait pas Ă©crire : 'Roi des Juifs' ; il fallait Ă©crire : 'Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs'. Â»
Pilate rĂ©pondit : « Ce que j'ai Ă©crit, je l'ai Ă©crit. Â»
Quand les soldats eurent crucifiĂ© JĂ©sus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique ; c'Ă©tait une tunique sans couture, tissĂ©e tout d'une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la dĂ©chirons pas, tirons au sort celui qui l'aura. Â» Ainsi s'accomplissait la parole de l'Écriture : Ils se sont partagĂ© mes habits ; ils ont tirĂ© au sort mon vĂŞtement. C'est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
JĂ©sus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit Ă  sa mère : « Femme, voici ton fils. Â»
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. Â» Et Ă  partir de cette heure-lĂ , le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que dĂ©sormais toutes choses Ă©taient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, JĂ©sus dit : « J'ai soif. Â»
Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, JĂ©sus dit : « Tout est accompli. Â» Puis, inclinant la tĂŞte, il remit l'esprit.
Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le cĂ´tĂ© ; et aussitĂ´t, il en sortit du sang et de l'eau.
Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.)
Tout cela est arrivĂ© afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisĂ©.
Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercĂ©.
Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème (celui qui la première fois Ă©tait venu trouver JĂ©sus pendant la nuit) vint lui aussi ; il apportait un mĂ©lange de myrrhe et d'aloès pesant environ cent livres.
Ils prirent le corps de Jésus, et ils l'enveloppèrent d'un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d'ensevelir les morts.
Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne.
Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.


 
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